Samedi 25 décembre 2010 6 25 /12 /Déc /2010 13:03

Êtes-vous hypersensible?

Vous fuyez les centres commerciaux, supportez mal le parfum de vos collègues et n'endurez pas le bruit. Vous êtes peut-être hypersensible...

Sarah vient tout juste de déposer quatre cappuccinos fumants sur le comptoir de sa cuisine ensoleillée. Chaque jeudi matin, elle savoure ce rendez-vous avec des copines qui, comme elle, sont travailleuses autonomes. Mais aujourd'hui, Sarah grimace aussitôt après s'être trempé les lèvres dans la mousse. «Le lait est suri, non?» Ses amies jurent qu'elles ne goûtent rien d'anormal. «C'est toujours comme ça», me raconte après coup la comptable de 35 ans, exaspérée. «Je perçois des goûts, des odeurs ou des impressions que mon chum et mes amis ne détectent pas. J'ai une sensibilité à tout casser. Je ressens même l'humeur des gens dans le métro!»

 Des sens aiguisés

Sarah a le profil type d'une personne hypersensible, conclurait certainement la psychologue et psychothérapeute américaine Elaine N. Aron, qui a signé un livre sur le sujet: Ces gens qui ont peur d'avoir peur - Mieux comprendre l'hypersensibilité (Les Éditions de l'Homme). Non pas qu'elle passe son temps à pleurer au cinéma, mais ses sens sont toujours en alerte. Comme l'explique l'auteure, «les hypersensibles perçoivent des nuances qui échappent aux autres».

Effectivement, les perceptions ultrafines de Sarah font d'elle la compagne toute désignée pour magasiner du vin ou un nouveau parfum. Pourtant, la principale intéressée voit son «don» comme une véritable calamité. «Mes sens ne me laissent aucun répit. C'est épuisant à la longue!»

À tel point qu'il y a cinq ans Sarah a choisi de quitter son emploi dans une grande firme comptable pour travailler à son compte, à la maison. Enfin, le calme! «J'avais du mal à supporter la cacophonie des conversations téléphoniques dans le bureau, le brouhaha à l'heure du lunch, le parfum trop sucré d'une collègue... J'arrivais à la maison totalement vidée.»

Aux yeux de ses anciens patrons, la jeune femme passait souvent pour une employée malcommode. Un jugement qui hérisse Elaine N. Aron: «Dans notre société qui valorise la performance à tout crin, la sensibilité est perçue comme une faiblesse. C'est une grave erreur!» La psychologue fait remarquer que les personnes hypersensibles sont généralement très créatives. Elles ont une appréciation toute particulière de la musique, des arts visuels, de la gastronomie. Et parce qu'elles peuvent «lire» les émotions, elles font preuve d'une empathie sans égale envers les membres de leur entourage et même envers des inconnus.

 

«Évidemment, il y a une contrepartie, poursuit Mme Aron, qui se qualifie elle-même d'hypersensible. Vu notre sensibilité à fleur de peau, nous sommes plus facilement agressés par le bruit, les odeurs, les mouvements étourdissants d'une foule.» Ces gens éprouvent d'ailleurs souvent le besoin de se retirer pendant une journée frénétique. Ils refont le plein d'énergie au calme, loin de toute stimulation.

Qui sont les hypersensibles?

http://www.joyful-work-for-sensitive-people.com/images/nervous_system.gifSpécialiste en neurosciences à l'Université Laval, Yves De Koninck étudie le système nerveux sous toutes ses coutures. «Cliniquement, il n'existe pas de critères pour établir qu'une personne est hypersensible, dit-il. Mais on sait que sur le plan physiologique, certains individus sont particulièrement sensibles à leur environnement.»

Entre le bout d'un orteil qu'on pince et le cerveau qui analyse la douleur ressentie, un signal électrique parcourt tout un dédale de neurones, explique le chercheur. En chemin, ce signal peut être amplifié ou atténué. «Chez deux personnes distinctes, un même stimulus peut générer des réponses différentes dans le cerveau. Ça explique pourquoi certains individus sont plus sensibles que d'autres à la douleur, par exemple.»

Dans son livre intitulé Les états d'âme - Un apprentissage de la sérénité (éditions Odile Jacob), le psychiatre français Christophe André souligne que la population hypersensible est encore peu étudiée. Cela s'explique probablement par le fait que les psychiatres s'intéressent davantage aux cas qui dérangent la société (comme la dépression, qui nuit à la productivité des travailleurs) qu'aux gens peu bruyants qui se tiennent à l'écart du tohubohu collectif.

Elaine N. Aron, elle, soutient qu'environ 20 % de la population serait hypersensible, selon un sondage téléphonique qu'elle a fait auprès de 300 personnes choisies au hasard, tous âges confondus. Bien qu'on puisse douter de la valeur scientifique d'un tel sondage, effectué auprès d'une population restreinte, ses résultats laissent entrevoir que les hypersensibles seraient beaucoup moins rares qu'on pourrait le croire. Et ce trait de personnalité serait aussi fréquent chez les hommes que chez les femmes, précise la psychologue.

Besoin de solitude

Ariane, chargée de projets dans une grande maison d'édition, fait partie du lot. Régulièrement, son système nerveux se retrouve «au bout du rouleau». Ces jours-là, elle rentre à la maison avec une seule idée en tête: s'isoler.

Il y a quelques mois, elle a lu dans le journal Le Devoir un article de Josée Blanchette qui abordait le sujet de l'hypersensibilité et qui faisait référence à un test en ligne conçu par Elaine N. Aron, destiné à évaluer le degré de sensibilité des gens. «Sur un total de 27, j'ai obtenu la note maximale», raconte Ariane. Plutôt que de l'affoler, le résultat l'a rassurée. «Avant, je me sentais anormale, je m'excusais tout le temps auprès de mes proches. Maintenant que je comprends de quoi il s'agit, j'accepte mieux qui je suis.»

Elle dit apprécier davantage les bons côtés de sa personnalité, notamment son sens de l'observation inégalé, qui lui est bien utile lorsqu'elle s'adonne à l'écriture de nouvelles. «Je suis attentive aux détails, aux émotions. Ça m'aide quand je veux coucher mes histoires sur papier.»

Fait qui n'a rien pour étonner, Ariane dit ne pas beaucoup aimer les grandes fêtes. Elle préfère s'isoler avec un bon livre. C'est une tendance toute naturelle chez les personnes hypersensibles, qui choisissent souvent de nouer quelques relations intimes plutôt que d'être constamment entourées et de butiner au sein d'un large réseau social. Dans son livre, Elaine N. Aron souligne que la meilleure façon d'apprendre à vivre avec sa grande sensibilité, c'est de s'accepter tel qu'on est. Elle encourage ses patients à expliquer leur vraie nature aux autres. «On découvre alors qu'il y a plus de personnes sensibles qu'on le croit. Elles ne le montrent pas au grand jour, c'est tout.»

Les gens d'affaires gagneraient à embaucher plus d'hypersensibles dans leurs entreprises, poursuit la psychologue. «Ce sont des personnes très intuitives et consciencieuses. Si on remonte au Moyen Âge, on peut penser que c'était les sages de la communauté. Les autres étaient les guerriers. On a besoin des deux types de personnalité pour bâtir une société.»

Le monde des affaires a encore du chemin à faire avant de se laisser convaincre, croit pour sa part Sarah. Avant de quitter son emploi, elle s'est tournée pendant des années vers les antidépresseurs pour arriver à fonctionner et à mieux s'intégrer à son milieu de travail. «Ça m'a permis de passer au travers des moments difficiles et d'adoucir les périodes de crise. Mais je ne voulais pas prendre des médicaments pour le restant de mes jours.»

Elaine N. Aron croit que le pire qu'une personne sensible puisse faire, c'est de se laisser dicter son mode de vie par le segment de la population qui est fonceur et extraverti. «Ce n'est pas de Prozac qu'on a besoin. C'est d'un peu de respect de la part de nos pairs.»

 

DATE DE PUBLICATION:  22 Juin 2010 , Tiré du magazine ELLE Québec, juillet 2010


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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 18:38

MORPHOTYPES

Vos amis vous ont ils classé dans les "courts sur pattes" ou dans les "giguasse" ? Quelle est votre morphologie ? Pour quels sports vos enfants sont-ils ou seront-ils doués ?

En patinage artistique, nous pouvons constater qu’il y existe une grande différence entre le russe Evgeni Plushenko et le canadien Elvis Stojko. Ce n’est pas du tout le même type d’homme. Plushenko vient de la danse classique, Stojko des arts martiaux !


Comme nous n’avons pas tous la même forme, le même aspect général, nous pouvons être classés selon notre morphologie en trois catégories ou morphotypes. La morphologie est la science qui étudie les formes. Ce morphotype qui peut se modifier pendant la croissance, permet d’orienter les enfants sur tel ou tel sport, mais plus souvent de déconseiller certaines pratiques sportives qui mettraient en danger la croissance en exposant les jeunes à des risques d’accidents notamment fracturaires.


Dans les critères retenus pour juger d’un morphotype, les spécialistes de médecine et de chirurgie de l’enfant font intervenir ce qui nous porte (train portant), ce qui est porté (train porté) et ce qui nous permet de nous mouvoir et d’agir (train préhenseur)


La train portant est formé des membres inférieurs qui supportent le bassin. Il faut tenir compte des os qui sont fragiles et bougent à grande vitesse dans les courses, ainsi que des articulations et notamment de la vulnérabilité des genoux plus que des hanches.


Le train porté est surtout formé de la colonne vertébrale qui porte la tête et tout le système nerveux. Tous les viscères de l’abdomen sont également portés, et amortis dans les mouvements brusques.
Le train préhenseur est fragile car c’est lui qui par des muscles permet de se mouvoir rapidement en nous exposant à des chutes qui pourront abîmer le train portant, par exemple les entorses articulaires et les fractures osseuses.


Les trois morphotypes sont : L’endomorphe, l’ectomorphe et le mésomorphe.

 

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Endomorphes

On les traite souvent gentiment de « courtes pattes » Ces sujets ont un centre de gravité qui est bas car leurs membres inférieurs et les muscles des jambes, des cuisses, des fesses et du bassin et des lombaires sont courts, ronds, lourds et puissants. Ils expriment leur forte puissance de la ceinture et au dessous. Ces muscles développés limitent l’amplitude des articulations inférieures.


La puissance des membres inférieurs les oriente souvent vers le rugby et le football. Ils sont gênés pour les longues courses d’endurance, mais leur centre de gravité bas les avantage pour l’équilibre à point fixe. Ils sont doués pour le lancer, le ski, le judo.


Les endomorphes de grande taille peuvent pratiquer tous les sports cités mais auront une prédilection pour le lancer du poids, du disque, du marteau. Ceux de taille moyenne, s’ils sont rapides feront d’excellents rugbymen et les petits de bons judokas et lutteurs. Les petits sont pénalisés par leur taille.
La différence de puissance entre les membres inférieurs et le bas du dos fait qu’ils ont les lombaires en lordose (dos creux en dedans au bas du dos). Ceci fragilise leur charnière lombaire (lombalgies) Les genoux sont également fragiles puisque souvent légèrement désaxés en déviation de la jambe vers l’extérieur. Ils sont aussi limités en amplitude par l’importante masse musculaire.

Ectomorphes

C’est le cas inverse du précédent avec un centre de gravité très haut. Ces sujets ont des membres inférieurs très longs. Leur musculature est longue et fine, les articulations sont fragiles et faciles à luxer. Leur colonne vertébrale est plus souvent atteinte de scoliose (incurvée à droite et à gauche)


Ces sujets sont doués pour les sports d’endurance et demandant de grandes amplitudes, les sports dans lesquels il faut plus d’élasticité que de force : GRS, saut, danse, fond et demi-fond.


Les grands s’orientent naturellement vers le volley, le basket et parfois le handball. Les moyens se retrouvent dans le saut, saut de haies, ski de fond et course de fond et demi-fond. Les sujets de petite taille seront de bons coureurs de fond, des cyclistes, on les retrouve dans l’escalade, la gymnastique rythmique et la danse.
La colonne vertébrale et certaines articulations sont fragiles.


On les traite quelques fois de « grands dégingandés » et ils donnent l’impression d’être maladroits quand ils déploient leurs membres pour faire certains gestes.

Mésomorphes

Ils sont constitués avec des proportions équilibrées entre le train portant et le train porté. Leur centre de gravité est intermédiaire entre les deux cas précédents. Ils ont des muscles puissants, souples, élastiques et équilibrés. Les articulations ont une amplitude correcte. Rien chez le mésomorphe ne le prédispose à pratiquer tel sport plutôt que tel autre. C’est souvent sur la taille ou des prédispositions personnelles que se fera le choix.
Ceux de petite taille se retrouveront en gymnastique et sports acrobatiques, ceux de taille moyenne iront vers tous les sports sauf ceux pour lesquels il faut être grand, et ceux de grande taille seront orientables sur toutes sortes de sports, sauf les sports acrobatiques.
Leur morphologie les protège de toute fragilité.

Remarques importantes

Ces critères de classement sont un peu caricaturaux, car on sait bien qu’il existe des sportifs que l’on ne peut classer aussi facilement, dont la morphologie est un mélange de notre classification restrictive. Il existe des ecto-endomorphes…et c’est naturel.


De plus, chez les enfants, la croissance peut faire passer d’un type à un autre. Le centre de gravité peut rapidement s’élever avec l’âge. A la puberté chez le garçon, quand les membres inférieurs grandissent, on passe vers l’ectomorphe, puis on revient au mésomorphe quand le garçon prend des épaules. Par contre, chez la fille, comme à la puberté c’est le bassin qui s’élargit, il y aura alors tendance à un retour vers l’endomorphe.
La pratique d’une activité sportive dès le jeune âge pourra faire évoluer dans le bon sens l’équilibre corporel, sans s’opposer ni contrecarrer la morphologie de base. Il sera par exemple intéressant de développer les épaules et le thorax d’un endomorphe. La pratique abusive de la course de fond ne lui apporterait que des problèmes de genoux.


En réalité, le suivi de l’enfant sera important pendant sa croissance, surtout s’il pratique un sport qui provoque un surmenage de la colonne vertébrale.
Il existe des spécialistes qu’il faut savoir consulter.

Lecture conseillée : Les traumatismes du sport chez l’enfant et l’adolescent, sous la direction de A. Dimeglio. Masson éditeur 1997

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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 18:27

introvert-at-work

Repérer un quotient intellectuel supérieur est une chose, mieux comprendre la personnalité de son propriétaire en est une autre. Voici quelques pistes.

Depuis le règne de Jack Lang à l'Education Nationale, les enseignants et les parents sont sensibilisés au sujet de la précocité et de son éventuel dépistage. Il devient même très à la mode de suspecter son chérubin d'être surdoué. Pas étonnant dans une société où la performance est devenue une valeur fondamentale.

La littérature sur l'enfant précoce abonde. Celle sur l'adulte en revanche est rare. Jeanne Siaud-Facchin, psychologue praticienne, spécialiste de la "surdouance", après avoir écrit sur l'enfant, s'est penchée sur l'adulte avec Trop intelligent pour être heureux? L'adulte surdoué (cette publication sera, avec l'expérience de l'auteure, la source de cet article).
 

Voir l'article complet de Hélène Flaux

 

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Dimanche 17 octobre 2010 7 17 /10 /Oct /2010 18:24

you taught my heart by louiseloll-1Le mystère de l'hypersensibilité
Mêlée de contradictions, cette maladie, ou faiblesse, progresse

Peu connue mais déjà très répandue, l'hypersensibilité se joue de ses multiples facettes, pour donner des hauts et des bas à près de 15 à 20 % de la société.

On pourrait presque qualifier l'hypersensibilité de maladie, mais déjà faudrait-il l'expliquer et la comprendre.

Une caractéristique atypique


Caractérisée par une sensibilité accrue à des stimuli de divers types, l'hypersensibilité conduit les personnes touchées à une amplification des émotions voire des sentiments. Le système nerveux étant plus sensible, les informations transmises seront alors plus précises, avec une amplitude plus importante.

De cette maladie découle alors un panel d'aspects et de ressentis différents en fonction des personnes touchées :

  • une attention plus développée au niveau de l'ouïe ou de la vue, voire de l'odorat ;
  • des ressentis plus importants des humeurs ou sentiments des autres ;
  • une attention accrue, une « sur-vigilance » ;
  • une écoute ou une observation plus poussée.

L'hypersensible est alors vite déçu, blessé ou, au contraire, euphorique, touché. Il alterne fréquemment entre ces sentiments.

L'hypersensible se sent en marge d'une société consommatrice et compétitive, par son idéalisation et sa volonté de s'intéresser à l'être dans son entier.

On peut dire que les personnes atteintes d'hypersensibilité sont plus exigeantes avec elles-mêmes, plus enclines aux doutes, et paraissent plus fragiles.

Tout peut être un moteur, mais leur mental intervient souvent en frein. Invoquant la raison, l'angoisse de l'échec, le doute, l'hypersensible entre souvent dans un cercle vicieux, lui bloquant ainsi certaines portes qui ne demeurent que partiellement enfoncées !

Enfin, l'hypersensible développe souvent une certaine empathie ; il réagit plus intensément aux événements malheureux et se trouve alors lui-même meurtri par quelque chose qui ne le concerne pas forcément.

Apprendre à gérer ses émotions


Si on pose l'hypersensibilité comme maladie, on peut dès lors voir deux éléments permettant à une personne touchée de pouvoir mieux la gérer :

L'hypersensible doit apprendre à s'occuper de lui pour arriver à regagner la confiance qui lui fait souvent défaut, en prenant conscience de son corps, de son caractère, de sa personne.
L'hypersensible doit également s'enraciner dans son environnement. Il ne doit pas continuer à rester à l'écart ou à se mettre en protection d'un monde qu'il trouve cruel, méchant ou dangereux. Et pour pouvoir s'enraciner, il doit arriver à trouver ses limites et à retenir ses émotions.
L'hypersensible a souvent du mal à dire non ou à s'empêcher de se sentir touché par chaque situation rencontrée. Il doit dès lors essayer de se détacher des éléments le troublant et apprendre à s'affirmer.

Les bénéfices à en tirer


Il faut néanmoins relever que l'hypersensibilité est également une maladie dévoilant de grandes qualités. Il y a dans le monde des hypersensibles un monde utopique, une écoute et une conscience de l'autre développée.

Tout est alors sujet aux frissons, tout demeure en subtilité, les sens paraissent parfois décuplés, et cela lui offre alors une sensibilité artistique et professionnelle beaucoup plus enrichissante.

L'hypersensibilité ne se soigne pas, mais une fois le contrôle pris, le cœur et l'esprit s'unissent pour rendre le monde un peu plus doux. Et si l'hypersensible ne supporte pas l'injustice et la souffrance, il sait offrir son temps et sa compassion, comme pour prendre un peu de la douleur de l'autre…

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Dimanche 26 septembre 2010 7 26 /09 /Sep /2010 14:06

 

Le perfectionniste

Le perfectionnisme n’est pas nécessairement aussi mauvais qu’on voudrait nous le faire croire ; c’est aussi ce qui nous pousse à l’excellence. Qui, aujourd’hui, peut se contenter d’être « aussi bon que les autres » ? Un sportif ne s’entraîne pas pour être « dans les premiers » ; un acteur ne s’efforce pas de retenir « l’essentiel de son texte » …

Mais là où certains s’efforcent de bien faire et, conscients de leurs capacités, voient ce qu’ils ont accompli, le perfectionniste ne verra que « ce qui manque », ce qu’il aurait pu atteindre, le petit détail qui « aurait fait que tout soit parfait ». Le manque de confiance en soi qui peut en résulter peut même l’amener à ne pas tenter … pour ne pas risquer d’échouer.

Il est difficile, pour le perfectionniste, de changer, car cela lui demande de faire ce qu'il essaie de ne pas faire : considérer qu'il n'est pas parfait. Pourtant, "pour être le meilleur, il suffit parfois que les autres soient moins bons." (Philippe Geluck)

Le procrastinateur

Aujourd'hui peut-être ... ou alors demain ou pourquoi remettre à demain ce qu'on peut faire ... après-demain.

Procrastination : Tendance à différer, à remettre au lendemain une décision ou l’exécution de quelque chose.

Habitué à réussir sans effort, souvent perfectionniste, le procrastinateur perd confiance dès qu'il fait face à une difficulté inattendue. En remettant à plus tard, en ne faisant rien ou faisant des choses sans conséquence, il justifie à l'avance un éventuel échec par le manque de temps nécessaire à la perfection.

Les causes en sont multiples : peur de l'échec ou de la réussite, peur de la solitude ou de l'isolement, peur d'être envahi, mais aussi parfois la paresse, jouer à se faire peur ...

 


p.php--3-.jpgL'intelligent

"Personne ne voit le vent; ni vous ni moi. Mais quand les arbres courbent la tête, c'est le vent qui passe."

L'intelligence, c'est un peu la même chose : personne ne peut la définir avec précision, mais chacun peut en reconnaître les manifestations. Qu'on croie ou non à la validité du QI (quotient intellectuel) comme mesure de l'intelligence, certains ont des capacités intellectuelles hors-normes et parfois le vivent mal. Comprendre plus rapidement, voir la solution comme si elle sautait aux yeux, là où d'autres ne voient rien, percevoir ce que d'autres ne perçoivent pas, peut entraîner un décalage, une difficulté à fonctionner avec les autres et parfois une forme d'isolement.

Les remèdes : restauration de la confiance en soi et motivation.

L'imposteur

Vous avez plutôt bien réussi, on vante vos talents, vos compétences. Quand on vous confie une nouvelle tâche, vous l'acceptez en assurant que vous saurez relever le défi.

Pourtant, vous vivez avec l'impression constante de tromper les autres. "Ils" vont bien finir par se rendre compte que vous n'y connaissez rien, que vous êtes incapable, nul(le), qu'il vous manque des connaissances, que vous êtes "un bricolage sur du sable mouvant", qu'ils feraient mieux de prendre quelqu'un d'autre... . L'illusion ne peut forcément pas durer longtemps, ça va craquer, chaque jour est un peu de temps gagné, mais vous rapproche du jour où ça va se fissurer ...

Quand finalement vous relevez le défi, que vous y arrivez, que votre entourage vous complimente, vous êtes satisfait(e), bien sûr, mais ça ne dure qu'un temps, vous avez la sensation de vous enliser encore plus. Vous vous dites : "cette fois-ci, je les ai eus, mais je n'aurai pas autant de chance la prochaine fois". Vous cherchez dans des formations complémentaires une légitimité dans votre travail que vous ne vous reconnaissez pas. Vous vous sentez "bidon" ...

Fréquent chez ceux (et surtout celles) qui connaissent de grandes réussites, "le syndrome de l’imposteur les limite dans la hauteur de ce qu’ils peuvent atteindre." ("Le complexe d'imposture", Pauline Rose Clance, Ph.D.)

Le visionnaire

La plus belle des filles de Priam, Cassandre fut aimée d'Apollon, qui lui accorda le don de prophétie. Mais lorsqu'elle repoussa son amour, le dieu la condamna à toujours prophétiser la vérité sans être crue. La première malheureuse prédiction concerne bien sûr la guerre de Troie et ses conséquences. Plus Cassandre voit les événements avec précision, moins on écoute les terribles choses qu'elle prédit. Ainsi vouée à rester seule, elle ne se mariera pas.

Le syndrome de Cassandre

Comme elle, que ce soit par des déductions logiques ou un "sixième sens", les Cassandre perçoivent les événements à venir et leurs conséquences, mais ne sont jamais crus. Ils s'épuisent à avertir leur entourage, se désolent de voir des individus entreprenants courir à leur perte, des êtres mal assortis décider de vivre ensemble, alors qu'eux-mêmes sont traités de jaloux, de pessimistes, de prétentieux ...

Le sous-performeur

Malgré d’évidentes capacités et alors qu’ils pourraient gérer la boutique, certains s'obstinent à sous-performer systématiquement, incapables de supporter une réunion inepte de plus, au grand désespoir de leur patron, collègues, amis, …

Que leur attitude soit volontaire ou non, cette pression continuelle peut les amener à se demander ce qui ne va pas chez eux pour qu’ils soient incapables, comme d’autres, de se ressaisir et de donner le meilleur d’eux-mêmes. Partagés entre la volonté de fournir l'effort demandé et l'envie de tout envoyer balader, ils sont perpétuellement "entre deux" et voient leur insatisfaction (et celle de leur entourage) grandir ...

 


p.php (5)L'extraterrestre

« Je me heurte parfois à une telle incompréhension de la part de mes contemporains qu'un épouvantable doute m'étreint : suis-je bien de cette planète ? Et si oui, cela ne prouve-t-il pas qu'eux sont d'ailleurs ? » (Pierre Desproges)

L’extraterrestre peine à trouver des semblables, des amis ou même un conjoint compatible, qui puissent partager ses centres d’intérêt, sa vision du monde. Malgré ses efforts pour aller vers les autres, ceux-ci lui renvoient une image d’étrangeté, de non appartenance, qui le perturbe. Parfois même, il a l’impression d’être transparent.

Pourtant, autour de lui, d’autres n’ont pas ce problème ; les groupes, les couples se forment ; ce doit donc venir de lui. Mais quel est donc ce mal qui le ronge, qui l’empêche de faire partie du groupe, de la famille ?

Adolescents et adultes à haut potentiel (HP)

On décrit généralement l'enfant doué ou surdoué comme ayant "des aptitudes nettement supérieures à la moyenne dans un ou plusieurs domaines d'habileté". Loin de se focaliser sur la seule "intelligence" (si tant est qu'on arrive un jour à la définir), la notion de haut potentiel s'étend à tous les domaines de la vie courante : intellectuel, créatif, artistique, sportif, manuel, etc.

Mais nous savons également aujourd'hui que cette définition n'adresse que la partie émergée de l'iceberg, ceux qui ont, d'une manière ou d'une autre, "performé".

Pour bien comprendre la problématique, il est important de distinguer le potentiel, aptitude naturelle, mais pas nécessairement développée, du talent, habileté systématiquement développée dans au moins un domaine d'activité et mesurée par la "réussite", quel que soit le sens que vous lui donniez. On peut donc avoir un énorme potentiel et ... n'avoir développé aucun talent particulier !

Pire, atypiques à bien des égards, certains HP se sentent tellement décalés qu'ils se croient idiots, fous ou s'imaginent souffrir d'un mal inconnu qui les empêchent de fonctionner "comme tout le monde", de faire ce qui semble si simple à leur entourage.

Qu'ils soient étudiants ou déjà entrés dans la vie active, ceux qu'on appelait autrefois "surdoués" ou "précoces" et qui représentent 5 à 10% de la population, sont parfois confrontés à des choix dans lequels leur haut potentiel va jouer un rôle prépondérant. Orientation professionnelle, choix de (faire) carrière, changements de direction en cours de route, leurs parcours sont rarement simples et rectilignes.

 

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  • : Informations exhaustives sur les ectomorphes-cérébrotoniques hyper-sensibles.
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  • : Blog consacré aux 'ectotoniques' qui disposent de ces traits psychologiques : hyper-sensibilité, quotient intellectuel élevé, anxiété, timidité, goûts artistiques développés, temps de réaction rapide, nervosité, fatigue chronique, goût pour la solitude et le savoir, introversion etc. Caractéristiques physiques :grand, mince, difficultés à prendre du poids, os des poignets et chevilleq fins, faible masse musculaire, poitrine plate, épaules et bassins étroits, apparence juvénile, membres longs.
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